Parabole des temps modernes


Un jour, un homme coiffé d'un chapeau
bleu entra dans une église et prit place au
premier rang. Lorsque les fidèles entonnèrent
le premier cantique, l'un des marguilliers lui demanda aimablement d'enlever son couvre-chef.

"Non, répondit l'homme, je préfère le garder."

Consternation dans la nef, le plus ancien
des marguilliers appelé à la ressource, pria
l'homme de se découvrir, mais lui aussi essuya un refus.
On fit venir le bedeau, sans succès.''
J'ai le droit de garder mon chapeau, dit l'homme,
et personne ne peut m'en empêcher."

En désespoir de cause, le bedeau demanda à la
présidente de l'association féminine d'essayer à son tour.
Ce qu'elle fit... en vain!

Après le service, le curé s'approcha de l'entêté
et lui dit sur un ton le plus aimable ''Ce fut un
grand plaisir de vous avoir parmi nous, ce matin.
Vous êtes le bienvenu et vous pourrez venir
 régulièrement prier le Seigneur avec nous.
Cependant, la coutume exige que les hommes se
découvrent pendant toute la durée du service.
J'espère qu'à l'avenir vous vous conformerez à cet usage".

Et l'homme au chapeau de répondre: ''merci beaucoup.
C'est très gentil de m'accueillir ainsi. En fait, je fréquente votre église depuis trois ans mais, aujourd'hui, c'est la première fois que quelqu'un fait attention à moi. Grâce à mon chapeau, j'ai eu le plaisir de parler à plusieurs marguilliers, au bedeau, à madame la présidente et
maintenant à vous mêmes, qui auparavant, aviez toujours l'air trop occupé pour m'adresser la parole.

N'est-ce pas un vrai miracle!

 

Menu réflexion